& sur les Ouvrages des Peintres. 89parler quand vous m’avez interrompu;& vous verrez comme alors la Républi-que Romaine éroit dans une telle opu-lence, qu’encore que Paul Emile fût leplus modeste de tous les hommes, & lemoins deíìreux d’honneurs & derichellès,néanmoins cette action parut une des pluséclatantes & des plus magnifiques qui ícíoient vues.
Mais pour en faire un récit qui vouspuiíîe plaire > permertez-moi de me servirde ce que je remarquai alo s pa mi tousles deílèins du Cavalier del Pozzo, ôc detout ce que j’entendisdire à ceux avec quij’étois , afinque faiíantun amas de toutesces choses > je puiílè vous en former uneimage d’autant plus agréable , qu’elle se-ra fidèlement tirée fur de bons originaux.
Imaginez-vous donede voir, non pasun deílein fait à la plume, ou une de cesgrandes frises faites par un des plus ex-cellons Peintres, mais plutôt la ville deRome même,bâtie comme elle étoir,avantque ces superbes édifices dont nous avonstant de fois admiré les ruines, fuíTentabattus & à demi-enterrez, comme ilsfont aujourd’hui. Representez-vous toucle peuple Romain paré de ses plus richeshabits, s’aíTembler en foule dans les pla-ces où la cérémonie devoir palier. Figu-rez-vous les fenêtres des palais remplies