& fur les Ouvrages des Peintres. 147cation & de travail pour en faire la diffé-rence , & les distinguer les unes des au-tres , dans certe confusion où elles se trou-vent depuis qu’on fait la guerre.
II est vrai que des Peintres n’auroiencpas beaucoup de peine à mettre des ouvra-ges aujour, qui dans une bataille des der-niers siécles ne se soucieroicnt pas d'ar-mer les soldats à la façon des anciens Ro-mains , & qui dans la maniéré de vêtir lesfigures n’auroienc nul égard à Pusage destemps & des lieux. Mais un excellent:genie , qui veut que dans ses tableaux onreconnoillê aux armes & aux habits de Cesfigures, en quel pais, Sc en quel siécleune action s’est pallce, Sc qui veut encorequ'on y remarque la coutume des peu-ples qu’il represente, doit íàns doute faireun grand fond de science'. Si nous nenous détournions pas trop de notre dis.cours, je vous ferois voir jusques où cet-te connoilìànce peut s’étendre, Sc mêmecela ne nous (erviroit pas peu , pour re-marquer avec encore plus de plaisir toutce qu’ii y a de considérable dans les ta-bleaux de ces íçavans hommes.
Bien loin de sortir de notre sujet, enfaisant cette observation , dit Pimandre,il me semble quelle en fait une partie, Scque ces remarques non seulement sonttrès-neceílàircs aux Peintres , mais aussi àG ij ceux