148 III. Entretien fu'r les Fiesceux qui veulent s’instruire cn voyantleurs ouvrages.
J’avotie, repartis-je , que la plus gran-de satisfaction qu’on puillê recevoir enconsidérant un tableau > c’est qu’au mêmetems que les yeux voyent avec joye lebeau mélange des couleurs, 6c l’artificedu pinceau , l’efprit apprenne quelquechoie de nouveau dansl’invencion du lu.—jet, 6c dans la fidèle reprefentation del’action que le Peintre a prétendu fairevoir; 6c l’on ne peut bien s'inlìruire, íil’action n’est reprelentée avec toute la vrai-semblance possible. Or cette vraisemblan-ce consiste à rappeller une idée des chosespalsees, 6c en former une image ., où toucce qui se pouvoir rencontrer alors , foieexactement observé.
(1) Puisque nous en sommessur la ma-niéré donc l’on s’armoic anciennement,je dirai en premier lieu, que celui qui en-treprend de representer de tels sujets,doit sçavoir que tous les peuples ne se sontpas servis de casques & de cuiralíes de fercomme les Grecs &c les Romains. LesEgyptiens avoient des corselets, qui n’é-toient que de lin retors : ce qui a été aussien usage parmi les Grecs , puisque nousvoyons qu’Ajax , Adraste 6c Alexandremême s'en font servis. Les Trogloditçs 6c
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( j ) Différentes minières de s’armej.