io« III. Entretien fur les Viess’artacher qu’à ce qui regardoit l’exercicede fa charge, faire bonne chere , & le di-vertir avec íes amis. Etant demeuré ma-lade , âgé de soixante-deux ans , il mou-rut à Rome l’an i j 47. & fut enterré dansl’Eglise de Notre-Dame del Popolo. Vouspouvez voir dans le cabinet duRoi un ta-bleau de fa façon, représentant la Vierge& Sainte Elisabeth. Sa maniéré de pein-dre a beaucoup de celle de Michel-Ange,
tient plus de l’écolede Florence que decelle de Lombardie, encore qu’il y eûtappris les premiers commencemens de sonart.
Comme j’eûs celle de parler, Piman-dre médit : Je voi bien , parce que vousavez dit auparavant de Jule Romain ,qu’il y avoir une grande difference entreces deux Peintres ; & je crois que file cré-dit de Michel-Ange fit préférer pour quel-que tems son ami aux disciples de Ra-phaël, l’on ne demeura guéres fans con-noître leur mérité, particulièrement dece Francesque , qui travailla avec Ra-phaël aux sales du Vatican.
Quoique tous les éleves de Raphaël,repartis-je, n’ayent pas été h favorable-ment traitez de la fortune que Fra-Sebas-tien del Piombo, l’honneur qui suit tou-jours le mérité, n’a pas manqué de les ré-compenser d'une gloire qui a surpassé
celle