270 I V. Entretien sur tes Piesque ce Peintre ait eû le moindre talent dela peinture, puis qu’il ne l'çait ri observerla vérité de l'histoire, ni garder une agréa-ble convenance dans les figures, & moinsencore l’honnêteté fi necefiaire à un telsujet, ni enfin ce grand mode dans sartd’exprimer les choies ? Il n’a pas ieu'e-ment peint les Anges avec des ailes, pourles distinguer des Saints & des Démons, Scles rendre reconnoistables parmi les ElusSc les Réprouvez qui rellulcitent : mais ya-t’ilrien de plus insolent que d’avoir re-presenté une fable du Paganisme, en pei-gnant Carondans une barque furies bordsduStyx? Nest-ce pas une impiété qui nepeut être défendue ? Combien d’actions Scde choses ridicules n’a-t’il point fait voirfous la figure des Démons ? Enfin , vousavouerez qu’il n’y a que de la bizarrerieSc de l’extravagance dans tout ce qu’il afait, & qu’il n’a point été un aussi grandpersonnage que les Florentins l’ont voulufaire croire.
Pimandre parloir avec tant de chaleur,que je ne voulus ni l’interrompre, ni lecontredire en aucune des choses qu’ilavançoit. Mais comme il eût celle de par-ler , Sc que je vis qu’il attendoit ma re-port se, je lui dis ; Jevoi bien que vous avezoui parler des per/onnes qui ne sont pasamis de Micheì-Ange: car fi les Florentins
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