& fur les Ouvrages des Peintres. 171ont parlé en sa faveur, il y en ad’autres(i)qui ne l’ont pas épargné,&:qui ont dit,il y a long-tems, une grande partie deschoses que vous venez de lui reprocher.
Je ne prétends pas prendre son parri con-tre P aphaël,ni même excuser ses défauts.Je demeureray d’accord, si vous voulez ,qu’il a été bizarre cn beaucoup de choies;qu'il a pris des licences contre les réglés dela Perspective ; qu’il a été quelquefois trophardi dans les expreífions des figures ; quedans les accommodemens des draperiesqu’il a faites, on n'y voit pas toute la grâ-ce qu’on peut souhaiter; que Ion colorisn’est pas toujours ni vrai ni agréable;qu’il n’a pas encore sçû l’artifice du clair& de l’oblcur. Voilà bien des choies quej’ajoûte à ce que vous venez de dire : maiscependant l’on ne peur pas soutenir qu’iln’ait eû aucun talent de la Peinture, puis.quil est certain que jamais homme n’en amieux polsedé les principes , personnen’ayant mieux dessiné que lui, & le desleinétant le fondement de cet Art.Quepensez-vous que soient en comparaison du des-sein, toutes les autres parties, dont vousavez parlé avec tant d’éclat, comme labienséance , c’est-à-dire , la maniéré detraiter l’histoire avec toute la vraisem-blence quelle demande; la PerspectiveM iiij même,
( t ) M. Ludovico Dolcé, dansson dialogue de 1afeiaime.