î88 IV. Entretien sur les Fiesgrands hommes, qui font comme les maî-tres de l’arc ; nous parlons de ceux quis'instruifent encore , &c qui voulant ter-miner un tableau., doivent y employertout le rems necelïàire. C’est pourquoiaprès avoir dessiné quelque tems après lesdesseins des meilleurs maîtres, il saurétudier les statues antiques, les bas-reliefsôc le naturel, & s’y attacher plutôt qu’a-près les tableaux , quelques excellensqu’ils puissent être. Car si un jeune hom-me a l’ambition de devenir un grand per-sonnage , pourquoi ira-t’il consulter lesEcoliers plutôt que le Maître ? Er pourquoine s’addrelîèra-c’il pas à la nature même,qui est celle qui a donné les leçons à cousles Peintres qui ont jamais été ?
Ainsi donc , interrompit aussi tôt Pi-mandre, vous ne voulez pas qu’on ailleétudier fous Raphaël, & fous les autresPeintres anciens, & vous condamnez lesdilciplesde ces grands hommes.
Je voudrois, repris-je, que l’on consul-tât Michel-An ge, Raphaël, J ule Romain,& les plus grands Peintres, pour appren-dre d’eux comment l’on doit dessiner lenaturel, & fe servir de l’antique ; de quel-le forte ils ontfçû corriger les défauts de lanature même, & donner de la beauté &de la grâce aux parties qui en ont besoin.Xlais je souhaiter ois aussi qu’on s’attachât
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