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Tome second.
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& fur les Ouvrages de s Peintres. 287

Sc d’obfcurité. J’avois crû néanmoins,qu’en peinture il croie bon d’être dirigent,& de se faire une maniéré prompte. 11 mesemble même d’avoir vu quelques ouvra-ges où l’on estime plus l’art & l’entente,que le foin & la peine qui fe remarquent end’autres.

Cette diligence , repris-jc, est conside-rabledans quelques tableaux des meilleursmaîtres , où l’on volt la grandeur de leursidées, & la force de leur imagination. Ilest même vrai, qu’un homme íeroit digned’une grande louange , qui pourroit enbeaucoup moins de tems qu’un autre,mettre un tableau en fa perfection. C’cstdont l’on estima extrêmement cet ancienPeintre ( 1 ), que je vous ai nommé au-trefois , qui ayant entrepris un ouvragepour Aristratus, Prince de Sicione, & letems’qu’ilavoit pris pour le livrer , étantfort proche, fans qu’il l’eût commencé,travailla avec tant de diligence, Sc le fitd’une maniéré fi prompte & si expeditive,qu’il trompa l’attentede tout le mon de, &parla beauté même de son travail appaiíala colerede ce Prince, qui, dans la craintequ’il avoir que le Peintre ne lui manquâtde parole, l’avoit déjà fait menacer d’unmauvais traitement.

Mais nous ne parlons pas ici de ces

grands

(1) Hicomiqu*.