& fur les Ouvrages des Peintres. 371
Encore qu’il importe fort peu, repris-se, de quelle façon l’on aie agi, lorfqu’ona mis ion Ouvrage dans un état touc-à-faicaccompli ; il ne saur pas néanmoins s’ac-coutumer dans les commencemens à cessortes de réductions, parce qu’il est beau-coup plus avantageux de comprendre les-choies par la force de l’elprit & la jus-telle de l’ccil, que d’employer ces instru-mens , dont le lecours même embarraíîe ,& ne fait que rendre les ouvriers plus né-gligens. Austi Michel-Ange avoir accou-tumé de dire que la proportion doit êtredans les yeuxdesPeinrres, afin qu’ils sça-chent par eux-memes juger de ce qu’ilsvoyent.
Mais contínuai-je, en regardant Py-mandre, je croyois ne m’entretenir avecvous que des Peintres qui ont été en ré-putation, & vous dire mon lentiment lacleurs Ouvrages : cependant vous m’enga-gez insensiblement à vous parler des ré-gies de l’Art.
Pymandre m’interrompant auffi-tôt TNous n’avons pas besoin, dit-il pour nousentretenir,de prendre tan t de précaution sxnous ne quittons pas pour cela' notre Su-jet ;& puiíque l’occasions’en présente, jelerai bíen-aiíe d’apprendre comment ilfaut se conduire dans la pratique de la pefn-Q vj- tare,