370 IV. Entretien far les Viadoivent exempter ceux qui travaillent,d'une quantité de lignes qui leur caufe-roient un travail preíque infini.
On deílìne même bien souvent à vued’œil, non feulement une disposition defigures , mais encore desbârimens; & encela celui qui a l’œilleplus juste, réustîtle mieux, les choses íè trouvant en pers-pective quand elles font bien faites. Mais-comme il est difficile d’y être toujours as-sez exact, parce que l’œil se peut aisé-ment tromper ; ceux qui veulent être forecorrects , après les avoir destinées à vued’œil fur le naturel, les reduilent encoreen leur place par les régies de la perspec-tive; & ces régies font si nécetîaires, qu'ily a même des personnes qui fe fervent,oud'un petit treillis, cu d'un verre, pouravoir la véritable place des objets qu’ilsveulent peindre. Léonard de Vinci, &cLéon Baptiste Albert conseillent au Pein-tre de se servir de ces deux moyens, pourdestiner après laboffè > parce qu’on nepeucfe mouvoir si peu> que les superficies d’u-ne figure ne changent auffi.
C’est donc pourquoi, dit Pymandre ,j’ai vu des Peintres selervir d'un compas,pour mesurer routes les parties du visage,lorsqu’ils font des portraits ; Ar en effet,quand l'on en prend ainsi les grandeurs,je crois qu’on ne íè peut tromper.
Encore