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Tome quatriéme.
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ío VIII. Entretien sur les Viesqu’il eût deílèin de donner au public. Ce-pendant , par la seule lettre que Monsieurde Cambrai reçût de lui, & que nous ve-nons de lire , on peut juger quelles croientles maximes qu’il se formol t pour la com-position de ses ouvrages ; & si nous lesexaminons , nous trouverons que c'est àla clarté de ces lumières qu’il s’est toujoursconduit, & qu’il est parvenu à mettre aujour des tableaux austì rares que ceux quenous voyons de 'lui. Car il est vrai quenul autre Peintre n’ena fait où l’on puillèremarquer comme dans les siens, toutesles belles parties qui ne procedent que dela force de l’imagination, de la beautéde i’elprit, & d’un heureux discernementqu’il sçavoit faire de toutes les choses nc-ceílàires pour ia perfection d’un ouvrage.

Commençons , si vous voulez par cequ’il dit, Que la matière doit être prise no-ble', & qu'elle n'ait reçu aucune qualité'deVouvrier ; & que pour donner lieu au Pein-tre de montrer son esprit & son induftrie, ilfaut la prendre capable de recevoir la plusexcellente forme.

II n est pas necestàire de vous marquerqu’il parle d’abord d u choix des sujets. Ilveut qu’ils (oient nobles, c’est-à-dire,qu’ils ne traittent que des choses grandes,ôc non pas de simples représentations depersonnes, ou d’aétions ordinaires & bas-