$1 VIII. Entretien fur les Vies
En quelque endroit qu'il ait puise samatière , loit dans l’Hiíloire Sainte, loirdans l’Histoire Profane , soit dans la Fa-ble, iln’a lien emprunté des autres Pein-tres. Il a donné à cette matière une nou-velle beauté, & l’a fait paroître fous uneforme íî excellente, que par la force deson Art & la nouveauté de ses pensées, ilen a toujours relevé le mérité beaucoupau-delïus de tout ce qui en a été écrit, oupeint avam lui.
De quelle fçavante maniéré a-t’il re-presenré dans un tableau, le petit MoïsequiToule aux pieds la Couronne de Pha-raon ; & dans un autre, la Verge de Moïsequi changée en serpent, dévoré en pré-sence du Roi, les Verges que les Magesd’Egypteavoient aulfi fait transformer en/èrpens ? Ces deux grands sujets qu’il fitpour le Cardinal Maílìmi, font présente-ment à Paris.
Peut-on concevoir une idée plus belle& plus noble de la mort d’un grand Prin-ce > que l’idée qu’il doit avoir eûë de lamort de Germanicus.lorsqu’il l’arepresen-rédans son lit, environnéde sa femme af-fligée , de ses enfans éplorez , & de sesamis dans une profonde tristesse ?
Quand il a peint le jeune Pyrrhus quel’on fauve chez les Megariens, avec quel-le force de dellèin. a-t’il exprimé cette ac-tion