& fur les Ouvrages des Peintres. S 9quelle nesteté d'espric & quelle noblessed’expressions notre illustre peintre fçavoittraiter toutes fortes de matières, fans em-barras, sens oblcurité, & sens fe servir deces pensée creuses, & de ces circonstancesfades, baises & désagréables, dont plu-sieurs qui ont voulu employer les allégo-ries , ont rempli leurs ouvrages, faute deconnoistànce de doctrine.
Mais entrons encore, si vous voulez ,plus avant dans l’exnmen des ouvrages dupoussin , puis que nous ne pouvons enchoisir déplus utiles & de plus agréables;& après avoir reconnu combien il ctoit ju-dicieux dans le choix de fa mauere,& ha-bile à en bien relever le prix, voyons com-ment il a disposé ses sujets , puiique selonses propres maximes , csest par où le Pein-tre doit commencer son travail.
Je ne feindrai point de vous direeequeje pense fur cela du Poussin. Je crois qú’iln’y a jamais eû de Peintre qui ait eu plusde lumières naturelles, & qui ait plustra-vaillé que lui pour acquérir toutes les bellesconnoillances qui peuvent servira perfec-tionner un Peintre. Aussi fçavoit-il tou-tes les parties qui doivent entrer ncceísei-rement dans la composition & dans l’or-donnance d’un Tableau; celles qui fontinutiles Sí qui peuvent causer de la confu-sion : de quelle forte il faut faire paroître
avan-