& fur les Ouvrages des Peintres. 9 yques si recommendables, íàns donner en-vie de les imiter ? ì! faut, dit-on, en fça-voir ôter la dureté & la íechereílè. Quidoute de cela , & qu'il ne faille mêmeprendre gaideaux effets des lumières quife répandent fur les marbres & fur leschoses dures , d’une maniéré bien ditfe-rente que fur les corps naturels, & fur devéritables étoffes ? Mais où voit-on que lePoussin ait fait des hommes & des fem-mes de bronze ou de marbre, au lieu deles reprefenter de chair ? Il a connu quepour former les corps les plus parfaits, ilne pouvoit trouver de plus beaux modè-les que les statues & les bas-reliefs , quifont les chef-d’œuvres des plus cxCellenshommes de l’Antiquité; <^ue ce qui nousen reste, doit être considéré comme le fruitdes travaux de tant d’années que les plusfçavans Ouvriers de la Gréce &c de l’Italieont employées à perfectionner un Art,qu’ilsont mis à un si haut degré, que depuis euxtout ce qu’on a píì faire, a été de tâcher àles suivre.
Le Poussin n’étoit pas si présomptueuxde croire que fur íës feules idées il pûtformer des figures aussi accomplies quecelles de la Venus de Medicis, du Gladia-teur, del’Hercule,de l’Apollon, de l'An-tinous , des Lutteurs, & de plusieurs au-tres statués que l’on admire tous les jours