& sur lesOuvragcs des Peintres. $$fort médiocres & des actions simples , ticquelquefois même ridicules, à ce que leshabiles hommes onc jamais fait de plusíerieux & de plus parfait.
Pour ceux qui n'ont point d’inclina-tions particulières ,ni de prévention pouraucune maniéré ; qui ont une idée de labeauté & de la perfection, non fur desexemples de choses modernes que le remsn’a point encore approuvez , mais fur ceque la force de l’esprir peut imaginer > ceque la raison en juge, & ce que le consen-tement des grands hommes en a prescrit:ceux-là, dis-je, considèrent les tableauxd’une autre sorte. Ils.examinent l’inten-tion de l’Auteur , la fin pour laquelle il atravaillé, le choix de son sujet, les moyensdont il s’est servi, les raisons qu’il a eûde se conduire d’une maniéré plutôt qued’une autre; & enfin ils jugent par l’exé-cution de son ouvrage , s’il est: parvenu àlimitation parfaite de ce qu’il s’est propo-sé suivant la plus belle idée qu’il en pou-voit concevoir.
Par exemple, quand le Poussin fie sontableau de Rebecca,quel fut, je vous prie,son dessein ? J’étois encore à Rome lors-que la pensée lui en vint. L’Abbé Gavotavoir envoyé au Cardinal Mazarin un ta-bleau du Guide , où la Vierge est assise aumilieu de plusieurs jeunes filles qui s’oe-E ij cupenc