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iio VIII. Entretien sur les rìesn’ont guéres été appeliez pour faire degrands ouvrages. Le Poussin s’en foucioicmoins qu’un autre, parce qu’il se conten-toit de (on travail ordinaire, & trouvoitdans des Tableaux d’une médiocre gran-deur un champ allez vaste pour faire pa-roîcre son fçavoir : aussi n’en a t-il pointfait où l'on ne puisse remarquer une infini-té de diflèrentes beautez. Mais ne pou-vant pas entrer dans le détail de tous sesouvrages pour vous en faire connoître lesdivers cara cteres, & ce que les fçavansyadmirent , je veux feulement vous parlerencore duTableau de laManne.qui est dansle Cabinet du Roi. Comme cet ouvragepaile pour un des plus beaux de ce Peintre,je vous rapporterai les remarques que l’ony fit en 1667. dans l’Académie Royale dePeinture , où étoient alors tous les Pein-tres & les Sculpteurs qui la composent,& plusieurs personnes fçavantes : le juge-ment de tant d’habiles hommes pourraservir à autoriser tout ce que je vous ai ditdu Poussin. Je n’aurai pas de peine à vousparler de cet ouvrage : car je me souviensaííèz de ce que j’en ai déjà écrit.
Ce Tableau, qui represente les Israélitesdans ledeíêrtjloríque Dieu leur envoya laManne, asix pieds de long fur quatre piedsde haut. Le Païsage est compote de monta-gnes, de bois & de rochers. Sur le devant pa-