& fur les Ouvrages des Peintres. 11 3me d’un côté il est plus obseur pa la chutede la Manne.
Ce tableau ayant étc exposé dans l’A-cadémie non seulement pour être vû detoute l’Astemblée, mais pour être examinédans toutes ses parties,on considéra d’abordla dispositiondu lieu^quirepreíenteparfai-tement un désert stérile & une terre in-culte.
Car quoique le paisage soit composed’une maniéré trcs-sçavante & agréable ,ce ne sont pourtant que de grands rochersqui servent de fond aux figures. Les arbresn’ont nulle fraîcheur ; la terre ne porte niplantes, ni herbes ;& l’on n’apperçoit nichemins, ni sentiers qui falsent juger quece pais soit fréquenté.
Le Peintre ayant à represcnter le Peu-ple Juif dans un endroit dépourvu de tou-tes choses, & dans un extrême necestîté »ne pouvoir imaginer une situation quiconvînt mieux à son sojet. On y voit quan-tité de personnes qui paroiílènc dans unelassitude, une faim & une langueur ex-trême.
Cette multitude de monde répandueen divers endroits, partage agréablementla vûë, & ne l’empêche point de se prome-ner dans toute l’étenduë de ce désert. Ce-pendant } afinque les yeux ne soient paîtoujours errans, & emportez dans un sik ij grand