ti8 VIII. Entretien fur les Viescorbeille, il y a une beauté délicate , quine peut avoir pour modèle., que cette ad-mirable figure de l’Apollon antique, lescontours de íes membres ayant quelquechose encore de plus gracieux que ceux dujeune homme qui parle à ce vieillard.
La fille qui tend fa robbe, a la taille &la proportion de la Venus de Medicis; &rhomme qui est à genou, semble avoir étédestiné sur l’Hercule Commode.
Après que chacun eût dit son avis fur cesd ifferentes proportions,bien loin de blâmerle Peintre d’avoir en cela imité les Anti-ques , il fut loué de les avoir si bien sui-vies. On admira les expressions de ses fi-gures toutes propres à son sujet : car il n’yen pas une dont faction n’ait rapport àl’érat où écoit alors le Peuple Juif, qui setrouvant dans une extrême nécessité , &dans un abbatement inconcevable, se vitdansce moment íoulagé parle secours duCiel. Aussi l’on voitque les uns semblentsouffrir sans connoître encore l’assistanccqui leur est envoyée, & que les autres quien re(sententles effets,font dansdesdis-positions differentes.
Pour entrer dans le particulier de cesfigures , & apprendre de leurs actions mê-mes non seulement ce qu’elles font, maiscequ’elles pensent, on examina tous leursdifférons mouvemens. Les uns, pour pé-nétrée
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