if 4 VIII. Entretien fur les Vìetpaïs que ce puilse être. Chacun d’eux aeû ses talens particuliers; 8c si quelques-uns en ont potledé de trcs-considerables,je ne crois pas qu’on puisic pour cela riendiminuer de l’estime qu’on doit faire delui. Je vous ai autrefois parlé des dift'e-rentes quai irez qui ont donné de la répu-tation au Titien &auCorege : l’excellen-ce&la beauté singulière de Leur travail n’apas empêché que Raphaël n’ait été regar-dé comme le Maître dc tous, parce qu’ilposiedoit des qualitez si grandes, qu’eilesl’ont rendu fans égal.
Mais si l’on vouloir marquer quelquediffcrcnce entre Raphaël 8c le Poussin ,onpourroit dire que Raphaël avoir reçû duCiel Ion fçavoir 8c les grâces de son pin-ceau , & que le Poussin tenoit de la forcede ion génie& de ses grandes é.udes i’cs bel-les connoissances, 8c tource qu’il poílè-doit de merveilleux dans Ion Art.
Pour bien juger de notre pi emier Pein-tre François j il faut le con siderer seul sansle comparer à d’autres ; 8c regardant les ta-lens particuliersqu’íl a eûs, on aura de lapeine à en trouver parmi ceux dont je vousai parlé, qui lui soient comparables.
Il me semble que je vous ai aflèz faitconnoîtie quelle étoit la force de son gé-nie à bien inventer labeautédeson ju-gement à ne choisir qu’une maniéré gran-de