Band 
Tome quatriéme.
Seite
156
JPEG-Download
 

i

1

IsL VIII. Entretien fur les Viestroncsd’arbres. Il peignoir avec une pro-preté , & d’une maniéré toute particuliè-re. Il arrangeoit fur fa palette toutes sesteintes fi justes , qu’il ne donnoit pas uncoup de pinceau inutilement , Sc jamaisne tourmentoit ses couleurs.il estvraiqncle tremblement de là main ne lui eût paspermis de travailler avec la même fa. ilicéque font d’autres Peintres : mais la forcede son génie & son grand jugement repa-roient en lui lafoiblestèdesa main.

Quelque ouvrage qu’il fist, il ne s’agi-tort point avec trop de violence : il se con-duisoitavecmoderation,sansparoîtreplusfoible à la fin de son travail qu’au com-mencement i parce que le beau feu quiéchaufoit son imagination, avoir toujoursune force pareille. La lumière qui éclai-roir les pensées, étoit uniforme , pure &fans fumée. Soit qu’il fallût faire voir danslès compositions de la vehemence , Siquelquefois de la colere & de l’indigna-tion , soit qu’i> futobligéderepresenterlesmouvemens d’une juste douleur, il ne íètransportoit jamais trop, mais se condui-foit avec une égale prudence , Sc une mc-me íâgelíè. S’il traitoit quelques sujetspoétiques . c’étoitd'une maniéré fleurie 8íélégante ; & si dans les Baccanales il a tâ-che de p aire ,Sc de divertir par les actionsSc maniérés enjouées qu’ony voir, ii a ce-pendant