& fur les Ouvrages des Peintres. 161Voilà de quelle maniéré il fçavoit pein-dre parfaitement routes fortes de sujets ,& même les effets les plus extraordinai-res de la nature, quelques difficiles qu’ilssoient à reprelenter ; accompagnant sespassages d’histoi > es, ou dictions convena-bles : comme dans celui-ci, qui est unrems fâcheux , il a trouvé un sujet triste& lugubre.
Toutes les choies que je viens de vousj rapporter, ne doivent-elles pas faire pro-noncer en faveur du Poussin , fans êtremême obligé d’attendre le jugement dequelque fçavant qui les autorise ?
En effet, dit Pymandre , je tiens quece que la multitude approuve , doit êtreaussi approuvé des Doctes: la grande esti-me que tout le monde fait des tableauxdu Poussin, est un espece de jugement po-pulaire , où je voi que les ignovans & leshabiles ne font point de diffeiens avis.
Enfin, repris-jc , nous avons parlé deplusieurs sçavans hommes qui ont travail-lé long-rems, & qui par le secours de l’é-tude &c une longue pratique, ont tâché dese rendre capables d’exprimer noblementleurs pensées. Mais après avoir bien con-sidéré tout ce qu’ils ont fait de plus beau»& même avoir examiné les ouvrages desAnciens dans le peu de choies à fraiíqueque l’on a tirez de la Vigne Adriane, &
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