1 66 IX. Entretien sur les Fiesdigne d erre appelle sçavant, qui non feu-lement polsede toutes ces belles parties,mais encore qui attirant fur ses ouvragesl’admiration des esprits même du premierrang, ennoblit les matières les plus com-munes par la sublimité de ses pensées,- 8ctrouve dans son imagination & dans íkmémoire, comme dans deux sources iné-puisables , tout ce qui peut rendre les Ta-bleaux entierement parfaits.
Véritablement dans le reste des choiesque j’ai à vous dire aujourd'hui > il me se-roit malaisé de vous rapporter des exem-ples semblables à ceux que notre PeintreFrançois nous a fournis. Cependant, com-me il n’y a point d’homme qui pollède uni-versellement toutes les sciences, mais quele plus 8c le moins met de la différenceentre les plus habiles, il faut estimer danschaque particulier les talensqu’il a reçus,& lorlqu’ila excellé dans quelque partie,le considérer par les choses qu’il a l’çû fai-re le mieux. Car comme il n’y a rien dansla nature qui n’ait de la beauté , cettebeauté est toujours digne d’êcrè regardée,lorsque l’art a pris soin de la bien imiter.C’est pourquoi dans la Peinture on lotieavec justice, ceux qui ont parfaitementréúflì à faire des passages, des fleurs , desfruits 8c des animaux, quand leur géniea'a pas été capable de plus grands sujets ;
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