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Tome quatriéme.
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176
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176 IX. Entretien fur les Vies

res sorti de grands Peintres de leur pais.

J’y remarque, lui répondis-je, les mê-mes qualitez qui sorencontrent dans les au-tres qui n’ont pas tenu le premier rang, hor-mis qu’il semble à voir la maniéré de cesdeux Espagnols, qu’ils ayent choisi Sc re-gardé la nature d’une façon toute particu-lière, ne donnant point à leurs tableauxoutre la naturelle ressemblance, ce bel airqui releveôí fait paroître avec grâce ceuxdes autres Peintres dont nous avons parlé.

Et quel est, dit Pymandre, ce bel air ?Je ne puis bien le dire , répondis-je ; maisce que jesçai, est que je connoisbien qu’ily en a un, Sc vous le connoîrrez commemoi, si vous obsei^z les tableaux des Pein-tres d'Italie. Car vous y remarquerez uncertain goût tout particulier qui ne sevoicpoint dans ceux des Peintres écran gérs nuiont conservé celui de leurs païs; Sc cettedifference ne se remarque pas seulementdans les ouvrages des plus excellens Pein-tres, mais même dans les tableaux desPeintres ordinaires. On peut juger déce-la par CeUX d’AlEXANDR.E VERONESE,quÌvivoit de ce rems là. Il éroir de Vcrone.Quoique fa maniéré fût foible Sc léchée,elle éroit néanmoins agréable. Il étoit plusfort dans la couleur que dans le destein. 11peignit toutes ses figures dans le naturel,Lepour modèles il se fer voir ordinairement

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