19 r IX. Entretien fur tes Viessignation à la volonté divine , mais con-formes aux divers temperavnens des hom-mes , & aux sentimens particuliers queDieu inspire dans de pareilles rencontres.
Ce qui paroîc traité dans ce tableauavec beaucoup de science & une ententeadmirable j est la lumière des flambeaux,laquelle est répandue fur tous les corpsavec une conduite si judicieuse qu’on nepeut rien voir de mieux exécuté.
Le dernier de tous les tableaux repre-sente S. Bruno enlevé au Ciel par les Anges.La disposition en est merveilleuse : maisc'est vous avoir arrêté asiez long-rems furles sujets de ces Peintures.
Je ne me souvenois pas, dit Pyman-dre, de toutes les particularité? dont vousvenez de parler , quoique ce grand ou-vrage m’aitparu admirable toutes les foisque je l’ai vu. Auílì, bien loin que le récitque vous en venez de faire, m’ait été en-nuyeux , vous lavez fini plutôt que je nedesirois. Cependant il me semble qu’onne parle point asièz du Sueur , ni de cequ’il a fait.
II faut pourtant avouer , repartis-je,qu’i! étoit un excellent peintre: je ne dispas que ce fût un esprit extraordinaire,dont les pensées sublimes & merveilleu-ses égalassent celles des plus grands hom-mes : mais combien sont-ils rares, ces
grands