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Tome quatriéme.
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154 IX Entretien fur les f^iesde ne rien represencer qui s’en éloigne,de crainte de bleííèr les yeux, ou d'ossen-ser le jugement de ceux qui regardent sesouvrages, de même ( i ) qu’Antoine, undes excellons Orateurs de son tems , ob-servoitde ne rien laisser cchaper dans sesdiscours qui su t capable de nuire à fa cause.Il ne faut pas que les Etrangers nousaccusent de louer avec excès les Peintresde notre nation, comme quelques - unsd’eux ont fait ceux de leur pais : c’estpourquoi je ne vous dirai pas que leSueur ait égalé Raphaël & leTitien dansla correction dudellein & la beauté du co-loris , ni qu’il ait sçû, comme le Poussin,toutes les belles parties nécessaires à laperfection de la Peinture. Mais s’il n'elìpas arrivé à un fi. haut degré dç doctrine ,îl s’est bien élevé, ôc n'est pas tombé dansbeaucoup de fautes qu’on peut remar-quer en plusieurs des Peintres qui ont tra-vaillé de son tems. Il est vrai encore qu’iln’a pas toujours traité ses sujets avec tousles accommodemens de bienséance quileur íont necesiàires : & si en parlant desouvrages de Raphaël, nous avons remar-qué qu’il n’avoit pas été exact en cela »représentant des Cardinaux avec des cha-peaux & des habits rouges , long-temsavant que cet usage fût dans l’Eglise , on

peut

( i ) civ. x. o«t.