i ç)6 IX. Entretien fur les Fiesaux Chartreux, font bien connaître songénie ; mais que par les choses qu’il a fai-tes depuis, on juge encore mieux de sesétudes , de son application , & de ce qu’ilauroit pû faire dans la fuite. Car outrela correction du deílein , on remarquebeaucoup plus d’art dans fa derniere ma-niéré de peindre. Auílì fit-il les Tableauxd u Cloître dçs Chartreux en fort peu detems, Sc pour un prix très-médiocre. Ildifoit lui-même qu’il ne les considéraitque comme des esquilles, Sc les premierespensées de ce qu’il auroit souhaité de fai-re avec plus de loisir. Lorsqu’il eût finice travail, il fit quelques ouvrages pourM. de Nouveau, dans lamaiíon à la Pla-ce Royale, Sc pour plusieurs autres Par-ticuliers.
En r6;o. il fit le Tableau qu’on a decoutume de presenter tous les ans à No-tre-Dame de Paris, le premier jour deMai. Saint Paul y est peint qui prêchedans la ville d’Epheíè, & convertit plu-sieurs Juifs Sc plusieurs Gentils, dontquelques-uns renonçant aux sçiences cu-rieuses, portent leurs livres pour les jet-tes au feu. La premierc pensée, ou plutôtl’original de ce Tableau , est , commevous sçavez, dans le cabinet de M. leNormand , Greffier en chef du GrandConseil Si Secretaire du Roi.
J’ai