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Tome quatriéme.
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U 8 IX. Entretien fur les Viesd’Avignon ; & l’autre nomme Pierre, quitravaille encore aujourd’hui avec tant deréputation, par celui de Mignard de Ro-me. Nicolas fit ses premières études sousle plus habile Peintre qui fût alors à Troye.II y demeura quelque tems : mais commeson pere connut la force de son génie , nevoulant rien épargner pour son avance-ment , il 1 ota de cher son premier Maîtrepour le faire instruire dans une meilleureécole. Fontainebleau étoit celle où tousles jeunes hommes alloient pour étudier ,tant à cause des ouvrages de Freminet quel'on regardoit alors avec estime, q u’à cau-se de ceux du Primatice & de plusieursautres tableaux dont cette Royale Maisonctoit décorée. Après s’être attaché pendantquelques années à destiner & à peindre,comme il avoir une forte paillon de voirl’Italie, il alla à Lyon, où il s’arrêta quel-ques tems à travailler pour des particu-liers. De là il pasta en Avignon , à desseinde s'embarquer à Marseille, ou à Toulon :mais il y fut encore retenu pendant six se-maines , & lorsqu’il étoit sur le point d'enpartir, Monsieur de Montréal, l’un desprincipaux Seigneurs de ce pais, l’obli-gea par beaucoup d’honnêtetez & de con-ditions avantageuses à retarder son voya-ge, & à demeurer chez lui pour peindrela Galerie d’une maison considérable qu'il

avoir