310 X. Entretien fur les P’iesse prévaloir pour ne pas aller à Riche-Jieu, le Cardinal ne pût s’empêcher de luitémoigner le restèntiment qu’il avoir deion refus, & de la résistance qu’il appor-roir à le contenter, lui disant un jour avecindignation, qu’il voyoit bien qu’il nevouloir pas être à lui, parce qu’il etoit àla Reine-Mere. Il est vrai que les obliga-tions que Champagne avoir à cette Prin-cellè, 8c la douceur qu’il avoir goûtée enla servant, luifaisoient conserver pour ellebeaucoup de reconnoiflànce&d’affection,& qu’il nepouvoitse résoudre à sc donnerentièrement à celui que tous les serviteursde la Reine regardoicnt alors comme unedes principales causes de fa disgrâce.
Mais quoique le Cardinal fût fâche' dece que Champagne n’avoit pas pour luitoute la déference qu’il demandoir, fa fer-meté néanmoins à ne lui point accorder cequ’il souhaitoit,n’empêchapasque dans lafuite il n’en fxttoûjoursautantd’état qu'au-paravant. Il aflfectoit mcme de lui témoi-gnerpubliquement qu’il avoit de l’estime&c de l’affection pourlui.il lui disoit quel-quefois qu’il lui vouloir plus de bien qu’ilne croyois, & même lui fit dire par desBournais ion premier Valet de Chambre,qu’il n’avoit qu’à lui demander librementce qu’il voudroir pour l’avancementde íafortune 8c des siens. Mais Champagne
rcpon-