& fur tes Ouvrages des Peintres, j j pfées qui peuvent les occuper. Mais ce n’estpas de cette maniéré íçavante que le Fé-vre traitoit tes ouvrages ; cette force d’ex-preífion où l'on voit un véritable caractè-re des pallions 8c du naturel des hommes,ne fc rencontroit pas dans tous les sujetsqu’il representoir. 11 prenoit plaisir à dessi-ner , comme je vous ait dit, des visageschargez & ridicules, qui ne lailsent pas deplaire, parce que rien ne divertit davanta-ge , & n'est plus capable de faire rire queces tories d’images qui te tournent versquelque difformité ; & qui la rendent en-core plus ridicule, en la comparant à unedifformité plus visible.
Cela n’empêchera pas, dit Pymandre ,que comme vous avez parlé autrefois despassions de l’ame, 8c que vous avez faicconnoître les mouvemens de l'eíprit quicausent ceux du corps, vous ne puissiezbien dire quelque chose d^-s figures que lanature imprime fur le visage des hommes ,& par lesquels on peut juger non seule-ment des passions qui les dominent maisencore des vertus ou des vices auíquels ilsfont portez.
Il est vrai, répondis-je, qu’encore queles passions n'agissent pas toujours, & qu'unho mme ne soit pas continuellement amou-reux ni colere, il y a néanmoins des per-sonnes fur lesquelles il semble qu'on dé-P ij couvre