Band 
Tome quatriéme.
Seite
362
JPEG-Download
 

;6r X. Entretien sur ler Fiesticulier à bien faire les passages , les bâ-timens , & les autres choies dont ses ou-vrages étoienc ornez. Et comme ces par-ties embelliflent un sujet, & que dans lespetits tableaux qu’il faiioit, elles y parois-íoient avec bien de la grâce 6 c de l’agré-ment, il n’y avoit guéres de curieux qui nefût bien aise d’avoir quelque chose de lui.Il avoit étudié fous Bourdon , mais il nes’attacha point à suivre ía maniéré. Il allaà Rome en 1647. où il demeura plus dedeux ans. Comme il avoit moyen d’étq-dier fans être obligé à travailler pour sub-sister, ainsi que plusieurs autres Peintres,il employoit une partie de son teins à voirtout ce qu’il y avoit de plus considérabledans les Eglises, dans les Palais , & dansles Vignes ,&à se remplir l’efpritdes ima-ges de ce qu’il y remarquoit de plus rare&. dc plus parfait. Il avoit un grand avan-tage: car il étoi t pourvu d’une mémoire siheureuse , que louvcnt après être íorti dequelque Palais où il avoit bien regardé untableau,il alloit chez lui > & prenant unepalette & des pinceaux, il lc copioirde mé-moire, observant julques aux couleurs &aux moindres teintes : ainsi il faifoit sou-vent des petites esquisses des ouvrages quilui plaisoient le plus , & dont il vouloirconserver une idée.

11 ne s’attachoit à aucune maniéré par-ticulière ;