& fur les Ouvrages des Peintres. 3 67lent enlever ces trésors, comme il écoit ar-rivé en pareilles rencontres. Cet ami quiccoit fort incrédule fur ces fortes de contes,mais pourtant curieux , & bienaiíe d’exa-miner&connoître jusques où la crédulitéde ces gens-làpouvoir aller, lui dit qu’il
f iourroic bien lui donner une personne tel-e qu’il demandoit, si , avant que de l’en-gager, il lui faifoit connoître par des mar-ques certaines qu’il y avoir un treíòr dansle lieu qu’on indiqueroit. Le Capitainedit que pour cela il en étoitalluré, & qu’ille feroit voir quand on voudroit. Ils pri-rent heure au lendemain matin , & votreami qui cherchoit à le divertir, fut trou-ver deux Religieux de (aconnoillànce quiéroient alors à Rome pour des affaires deleur Compagnie, gcnsd’esprit&fçavans,aufquels il conta la proposition qu’on luiavoir faite. Ils tournèrent la chose en rail-lerie : toutefois votre ami voyant qu’ilsn’avoient pas moins de curiosité que lui,leur offrit d’être de la partie, &de parta-ger avec eux le plaisir de voir jufqu’oùpeut aller la cupidité des hommes. Ils ac-cepterent l’offre, & le lendemain matins’étant rendus tous trois dans la chambreduCapitaine, votre ami lui dit quíil venoitsatisfaire à fa promeffè; qu’il eût donc defa part à leur faire voir ce qu’il lui avoirfait efperer. Le Capitaine étoit accom-Q iiij pagne