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402 X. Entretien fur les Viespaïs chauds ont plus de feu pour imagi-ner ; qu’il n’y avoir en ces tems-là que lespersonnes qui avoient un génie proprepour les arts qui s’y adonnaient : qu’ilsavoient, comme je crois vous avoir dit,plus de moyens & d’occasions d’étudierd’après les hommes & les femmes ce qu’ily a de plus beau dans la composition & laforme du corps humain , & qu’ils s’y ap-pliquoiententierement ; au lieu que dansles derniers tems les beaux Arts n’ontété cultivez, pour la plupart, que par despersonnes qui en font une profession pourvivre &qui souvent n’ont nulle disposi-tion pour cela.
N’avons-nous pas vû des Peintres quin’ayanr qu’un certain feu, & une volon-té de travailler, & de faire de grands ta-bleaux , ont entrepris des ouvrages oùtoutes les expressions de leurs figures sontoutrées, faute de bien connoître la qualitédes sujets qu’ils traitent, & ne pas sçavoirquels sont les differens effets des passions.S’ilsexpriment quelque sentiment de joye,ils font paroître un ris immodéré; s’ils re-présentent une figure qui soupire > ce sontdes sanglots qui semblent sortir de sa bou-che avec violence ; les plaintes sont descris ; la langueur d’une passion est com-me une défaillance de nature ; une crain-te i 3 c une timidité parodient une horreur
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