4i i X. Entretien sur les FiesPoème, & même y travaillant pendantqu’il peignoir, il demeuroic beaucoup plusde tems à finir ses tableaux qu’il n’eût faits’il n’eùt pas eu l’efprit distrait ; outre qu’iln’étoit jamais content dans l'executiondes idées que ion imagination lui fournif-foit.
Vers l'an 165 3.il alla avecM.MignardàVenise& par toute la Lombardie : car cesdeux amis ne se quittoient jamais ,& c’estpourquoi on les appelloir dans Rome lesinleparables.il est vrai que cette union d’es-prit & de volonté leur étoit beaucoup avan-tageuse. L’amitié qu’il s avoient l’un pourl’aucre , étoit exemte de route lotte d’en-vie. Ils n’avoient rien de lecret ni de par-ticulier. Les biens de l’elprit comme ceuxde la fortune,leur étoient communs. Cha-cun faiíoit parc à son compagnon des con-noiííances qu’il acqneroit dans Ion Art,Sc ils n’étoient point plus contens l’un &l'autre que quand ils íè pouvoient rendrede mutuels services. Vivant dans une íîparfaite intelligence , ils obíervoienr toutce qu’il s voyoient dans leur voyage, delotte qu’on peut dire qu’ils revinrent l’esprirrempli de tout ce qu’il y a de plus beaudans ces païs-là.
Pendant que du Fresnoy séjourna à Ve-nise, ily peignituneVenus couchée, pourle sieur Marc Paruta noble Vénitien j Sc