& fur lesOuvrages des Peintres. 41 ycause qu il n’a pas faic autant de tableauxqu’il auroitpû faire. Vous íçavez combienil aimoit à parler des choses qui regardentla Peinture,quittant volontiers le pinceaupour en discourir & pour parler de IonPocme, lequel cependant il n’a pas lui—mcme mis au jour, n’ayant été impriméqu’après fa mort en 1668. avec l’excellen-te traduction qui en a été faite, quoiqu’ilen eût obtenu le privilège un an aupara-vant. Mais étant tombé en apoplexie, ildevint ensuite paralitique; Sc après avoirété en cet état quatre ou cinq mois, il seretira chez son frereà Villiers-le-Bel, où ilmourut,& fut enterré dans la paroisse. Ilavoir quitté le logis de M. Potel, lorsqueM. Mignard arriva à Paris 1658. & cesdeux amis s’étant rejoints, demeurerenctoujours ensemble, juiques à ce que lamort de duFresnoy les sépara.
Après m’être un peu arrêté, si vous vou-lez , dis-je à Pymandre, je vous parleraiencore de quelques Peintres qui vivoienccn ce tems-là, & qui font morts depuiszmais il y en a peu dont il me souviennequi ayent eu beaucoup de réputation. Jevous nommeray seulement Griïelin,qui faisoit des portraits de pastel ; Nan-t eu il qui en a fait de fort relsemblans,& qui gravoic d’une excellente maniéré ;Francart très-entendu pour ses orne-
mens