■ 4 $o X. Entretien fur les Viespendant quoi-que la railon salle voir quec’est une réglé qu’on doit obierver, il est:vrai néanmoins que les Peintres qui nel’ont pas suivie, 5c qui s’en font diípeníez,tels que le Titien , Paul Veronese, ik ceuxde l’école deLombardie, onr ère plus agréa- !blés que les aut es dans leurs carnations,parce que l'œil ne le loucie pas toujoursque les choies soient conduites par les re-glesdelaraisor>,p urvûqu’elltslui plaiíènr.Et de même que les lunettes de longuevue lui font dilcerner 5c mieux connoitreles objets éloignez ,ainsi le Peintre cn for-tifiant les couleurs, 5c les rendant plussensibles , fait un ester semblable , 5c luirepreíente des choies plutôt belles & agréa-bles que régulières. De sorte qu’il fautmettre de la disterence encre le jugementque l’œil faitd’un tableau j ôe celui que laraison en donne. L’un le contente de l’a-grément, Lc l’autre recherche la vérité &la vrailemblance ; & par là vous voyezque la lumière de la raison doit conduiretoutes les opérations de l’esprit, commela lumière de l’œil les opérations de lamain, 5t qu’il est beloin d’une grande pru-dence 5c d’un grand discernement pour dis-tribuer toutes choses selon qu’il est néces-saire pour la perfection d’un Ouvrage,lorsqu’on veut satisfaire également les yeux& la raison. Et c’est ce discernement 5c
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