DE PhiIOMATHE. *4f frînt trouver Jupiter, & lui remontra quepour sa plus grande gloire , il étoit besoinque je demeurasse en terre, & que jappi is-íeaux hommes àconnoître & à adorer lesDieux. Qu’il étoit vtai que les Nimphesdes eaux tâchant d’imiter ce que j’avoispeint , repreíentoient bien ce qu’ellesvoyoient ; qu’elles donnoient même dumouvement & de faction aux choies ina-nimées; qu'il y avoit dans leurs peinturesune véritéLc une admirable union de cou-leurs; mais qu’elles étoient si capricieusesqu’on nepouvoit bien voir leurs tableaux,parce qu’elles les representoient toujoursrenversez le haut en bas. Qu’outre celaelles négligent, ou ne íçavent pas leurdonner aísez de force , ni faire un choixdes plus belles choses , peignant indiffé-remment toutes sortes d’objets. Qu’ellesn’avoient pas même une application assezsérieuse à leur travail : outre que les Ze-phirs sedivertifíoient souvent à corrompreles traits, ôc à confondre les couleurs deleurs tableaux.
J’ai voulu, dit l'Amour, les engager àfaire mon portrait : plusieurs Nimphes desfontaines &c des lacs les plus tranquillestémoignoient y prendre plaisir. Mais lors.qu’elles avoient fini mon tableau, je nepouvois le tirer de leurs mains; 8c mêmesi-tôt que je m’éloignois, elles cffaçoient
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