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Tome quatriéme.
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b b Philo mat hï. 461

X’M vous voit regarder cent choses a la fois:

Ce qui fait que l‘on prend votre noble exercicetour un jeu de l’esprit & pour un pur caprice.

LA PEINTURE.

I L est vray , ma seeur, que pour voir avecplus de justesse, & pour mieux jugerde routes choies, je ne me sers quelquefoisque d’un œil; & si jem’applique àobservertouc ce qui se présenté à moi, c’est afinde ne rien imiter qui ne soit vrai. Maisvous, ma seeur , dès vos plus jeunes ansl’on jugea de ce que vous feriez un jour.Car outre que vous criez fort encline à nedire guéres la vérité , vous étiez si promp-te , & l’on peut dire si étourdie, que vousparliez de toutes choses fans les connoître.Les sœurs de votre pere faisoient leur pos-sible pour vous corriger, Scpour vous ins-truire : mais au lieu de bien recevoir leursavis, vous preniez differens caractères, Scteniez des discours où l’on n’entendoicrien. Quelquefois au retour du MontOlympe ou du Parnasse, après avoir con-sulté les Muses, vous rendiez visite auxNimphes des eaux. Combien de fois vousai-je trouvée assise auprès d’elles, attentiveà les regarder, & à considérer la beautéde leurs Ouvrages ? Ce fut ce qui dans lafuite vous fit naître l'envie de vous atta-í V iij cher