4 L’Idée da Peintre p Arsait.
les devans soient riches, ou par les objets,ou du moins par une plus grande exacti-tude de travail qui rend les choses vrayesôc palpables. Que le Ciel soit leger, &
Î ju’aucun objet sur la terre ne lui disputeon caractère aérien, à la réserve des eauxtranquilles & des corps polis qui font sus-ceptibles de toutes les couleurs qui leursfont opposées, des celestes comme des ter-restres. Que les nuages soient d’un bonchoix, bien touchez & bien placez.
( i ) Que la Perspective soit régulière ,& non d*une /impie pratique peu exacte.
(2) Que dans le Coloris, qui comprenddeuxeho/es, la Couleur locale ,& le Clair-obscur, le Peintre aie grand loin de s’iní-truire de l’une& de l’autre. C’est ce qui ledistingue des artisans qui ont de communavec lui les mesures & les proportions ; &C est encore ce qui le rend le p. us vé.itabie& le plus parfait imitateur de la Nature.
(3 J La Couleur locale n’est autre cho-se que celle qui est naturelle à chaque ob-jet cn quelque lieu qu'il lé trouve, laquel-le le distingue des autres, &c qui en mar-que parfaitement le caractère.
(4) Et leClair-obscurest l’Art de distri-buer avantageusement les lumières & lesombres, tant fur les objets particuliers,
que
(1) La Perspective. (2) Lt Coloris. III. Partie,(z) La Coulew locale. (4) Le Claii-obím.