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Tome sixiéme.
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1 Vidée du Peintre parfait.les objets se trouvent ainsi situez naturel-lement & comme par hazard. j. Par lesaccidens d’une lumière supposée. Et 4.enfin par la nature & le corps des cou-leurs que le Peintre peut donner aux ob-jets íâns en altérer le caractère. Cette par-tie de la Peinture est le plus grand moyendont le Peintre se puilse prévaloir pourdonner de la force à ses Ouvrages, & pourrendre ses objets sensibles, tant en généralqu’en particulier.

Je ne voi pas que l’artifice du Clair-obí'cur aitéréconnu dans l’Ecole RomaineavantPolydoredeCaravage , qui le trou-va & qui s’en fit un principe; & je fuisétonné que les Peintres qui Pont suivi, nese soient pas aperçus que le grand effet deses Ouvrages vient des repos qu’il a obser-vez d’efpace en espace , en groupant seslumières d’un côté & ses ombres d’un au-tre : ce qui ne se fait que par l’intelligen-ce du Clair-obícur. Je fuis étonné , dis-je, qu’ils ayenr laiíle échaper cette partiesi nécessaire, fans s’en apercevoir. Celan’empeche pas néanmoins qu’il n’y aiequelques Ouvrages parmi ceux des Pein-tres Romains, où il se trouve du Clair-' obscur : mais on doit regarder cela com-me un bon moment du Génie, ou commel’effet du hazard plutôt que d’un principebien établi.

André