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Tome sixiéme.
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l© Vidée iu Peintre parfait.

s’il est possible ; mais soit qu'il paroilïèuni comme celui duCorége, ou qu’il soitinégal 8c raboteux, comme celui de Rem-brant, il doit toujours être moëleux.

fi ) Et enfin , si l’on est contraint deprendre des licences, qu’elles soient im-perceptibles , judicieuíes > avantageuses& autorisées : les trois premières cipecesfont pour l'Artdu Peintre, 8c la dernièreregarde l’Histoire.

(i) Un Peintre qui posiedeson Art danstous les détails que l’on vient de réprplen-ter, peut à la vérité s’aíïurer d’être habile,& de faire infailliblement de belles cho-ies: mais lès Tableaux ne pourront êtreparfaits, si la Beauté qui s’y trouve, n’estaccompagnée de la Grâce.

LaGrace doit assaisonner toutes les par-ties dont on vient de parler ; elle doit sui-vre le Génie; c’est elle qui leloûtient 8cqui le perfectionne : mais elle ne peut, nis’acquerir à fond , ni íè démontrer.

Un Peintre ne la tient que de la Nature,il ne íçait pas même íi elle est en lui, ni àquel degré il iapolíede, ni comment il lacommunique à ses Ouvrages: elle sur-prend le Spectateur, qui en sent l’cffet sansen pénétrer la véritable cause : mais cetteGrâce ne touche son coeur que selon la dis-position qu’elle y rencontre. On peut la

définir,

(i) les Licence). (2) la Grâce,