18 U liée du Peintre parfait.pat quelques objets indécis qui y donne-ront lieu. II pourra même facilement ar-river que l’on enfantera par ce moyen desidées extraordinaires , qui d’ailleurs ne se-rment pas venues dans l’eiprit.
Ainsi ce que dit Léonard de Vinci, nefait aucun tort au Génie : il peut au con-traire servir à ceux qui en ont beaucoup,comme à ceux qui n’en ont guéres.J’ajoû-terois seulement à ceque dit cet Auteur,que plus on a de Génie, & plus on volt dechoses dans ces fortes de taches ou de lig-nes confuses.
CHAPITRE III.
DE LA N A TU RE.
Des allions de la Nature , & des allionsd’babitude & d'éducation.
L A Nature n’est pas seulement détour-née par les accidens qui se rencon-trent dans ses productions actuelles: maisencore par les habitudes que contractentles choies produites. On peut donc consi-dérer les actions de la Nature de deux ma-nières , ou loríqu'elle agit par elle-même deson bon gré > ou lorsqu’elle agit par habitu-de au gré des autres.
Les actions purement de la Nature,font celles que les hommes serment, si dès
leur