L'Idée dit Peintre parfait. ijA quoi on répond, que si la fidélité del'Histoire, étoit eílentielle à la Peinture,il n y auroic point de Tableau où elle ncdût fe rencontrer : or il y a une infinitéde beaux Tableaux qui ne réprélententaucune Histoire : comme sont lesTableauxAllégoriques, lesPaïfages, les Animaux ,les Marines, les Fruits, les Fleurs,& plu-sieurs autres qui ne font qu’un effet del.’imagination duPeintre.
. II est vrai cependant que le Peintre estobligé d etre fidèle dans l'Histoire qu’il re-présente, & que par la recherche curieusedes circonstances qui l’acompagnent, ilaugmente la beauté & le prix de son Ta-bleau : mais cette obligation n’est pas del’ElIènce de la Peinture . elle est feulementune bien séance indispensable, comme laVertu & la Science le font dans l’Homme.Et de même que l'homme n'en est pasmoins Homme pour être ignorant & vi-cieux; le Peintre n'en est pas moins Pein-tre pour ignorer l’Histoire. Et s’il est véri-table que les Vertus & les Sciences font lesornemens des Hommes, il est ausiì.trcs-certain que les Ouvrages des Peintres fontd’autant plus estimables, qu’ils font pa-loître de fidélité dans les sujet» histori-ques qu’ils répréfentent ; íuppofé Tail-leurs qu’il n’y manque rien de l’imitationdclaNaturc, qui est leurEífence.
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Ainsi