L'Idée d u Peintre f ars ait.
H
CHAPITRE X.
Comment tes rejìes de Vidée imparfaite dela Peinture fe font conservez, depuis sonrétablissement > dans Vesprit de plusieurs.
J 'Ai fait voirci-deíïus que l’Estènce de laPeinture consistoirdans une fidèle imi-tation , à la faveur de laquelle les Pein-tres pourroient instruire Sc divertir selonla mesure de leur Génie. J'ai parlé en-suite des fauílès Idées de la Peinture j Scje tâcherai dans ce Chapitre, de montrercomment ces Idées imparfaites se sontgliílees juíqu’à nous.
La Peinture comme les autres Arts, n'aété connue que par le progrès qu'elle a faitdans l’eíprit des hommes. Ceux qui com-mencèrent à la renouvelles en Iralie, Scqui par conséquent n’en pouvaient avoirque defoibies Principes , ne laiíïerentpasde s’attircr de l’admiration par la nou-veautéde leurs Ouvrages ; 6c à mesure quele nombre des Peintres s’augmenta, Sc que^émulation leur donna des lumières , lesTableaux augmentèrent de prix Sc debeauté; il sc forma des Amateurs & desConnoiílèurs ; Sc les choies étant venuesà un certain point, on commença à croireL v qj.iïl