5 6 L’íd/e dtt Peintre parfait.
plus ingénieusement & le plus doctementservi de ces symboles, comrne on le peutvoir par le Livre de l’Entrée du CardinalInfant dans la Ville d’Anvefs, & par lesTableaux de la Galerie du Luxembourg, aété censuré par quelques-uns, pour avoirintroduit dans ses Compositions ces figu-res allégoriques, & pour avoir, dit-on,mêlé la fable avec la vérité.
A quoi l’on peut répondre que par l’u-sagequ’en a faitRubens, il n'a point con-fondu la fable avec la vérité, mais plutôtque pour exprimer ce.te même vérité, ils’est servi des symboles de la fable. En es-ter , dans la Peinture de la Naiíìànee deLouis XIII. il a représenté au haut duTa-bleau sur des nuées un peu éloignées. Caí-tor fur son Cheval aîlé, & à côté Apollondans Ion char qui morne en haut, pourmarquer que ce Prince est né le matin, &que l’accouchemenr fur heureux.
D’où l’on peut infère' que le Peintre n’apointeu la pensée de représenter des Dieuxcomme Dieux, mais seulement dépeindreCastor comme une constellation qui rendheureux les événemens, & le Char d’Ap-pollon qui va en haut, pour signifier letems du matin.
Et si le Peintre , dans la vûë de s’expri-mer, a jugé à propos de représenter lesDivinítez de la fable parmi les figures
histori-