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Tome sixiéme.
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61 L'liée du Peintre parfait.

Je concluds pour ['affirmative : & laraison que j'en donne, est, que bien que laGrâce le [aille d'abord apperoevoir fur levisage, ce n’est pas néanmoins dans cettefeule partiequ’elle paroît résider : elle con-siste principalement dans le tour que lePeintre íçait donner à íes objets pour lesrendre agréables, même ceux qui fontinanimez : d où il s’ensuir que non seule-ment il peut y avoir de la Grâce dans lafierté d’un Soldat, par le tour qu’on auradonné à son air& à son attitude, maisqu’il y en peut avoir auffidans une Drape-rie ou dans quelqu’autre chose,par la ma-niéré dont elle lera disposée.

Après cette Idée que je viens de donnerdu Peintre parfait , & les preuves que j’aiapportées de chacune de íes parties, il nereste plus que d’en faire ['application auxOuvrages de Peinture, & de les mettrecomme dans la balance , non pour en re-jetter entié.ement ceux qui n’auront pastoutes les qualirezque l’on vient d’établir,mais pour les estimer lelon leur poids.

L’on peut a u reste se servir de cette mê-me Idée pour juger des Delfeins des diffe-rens Main es ; j’entends du dégré de leurbonté. Car pour connoître ['originalitéd’un Deísein , & le nom du Peintre qui enest ['Auteur, il est comme impossible d’endonner des Régies, & difficile d'e* parlée

avee