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Tome sixiéme.
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Des DejfeÎMS. áy

violence à donner l’esiòrt à leur Génie, ÍSCà voler de leurs propres ailes.

J'excluds donc du nombre des bons Des-seins ceux qui lont insipides, & j’en trou-vede trois lortcs. Premièrement ceux desPeintres, qui, bien qu’ils produilent degrandes Compositions, & qu’ils ayencde l’exactitude & de la correction, répan-dent néanmoins dans leurs Ouvrages unefroideur qui transit ceux qui les regar-dent. Secondement,lesDelleins des Pein-tres, qui ayant plus de mémoire que deGénie, ne travaidentque par la réminis-cence des Ouvrages qu’ils ont vus, ou quise servent avec trop peu d’industrie, Sctrop de servitude,de ceux qu’ils ont pré-fens. Et troisièmement, ceux des Peintresqui s’attachentà la maniéré de leurs Maî-tres , fans en sortir, ni sans l’enrichir.

La con noi fiance des Deflèins, commecelle des Tableaux, consiste en deux cho-ses ; à découvrir le nom du Maître , & labonté du Deílein.

Pour connaître si un Deílein est d’untel Maître, il faut en avoir vû beaucoupd’autres de la même main avec artentiop,& avoir dans l’esprit une Idée juste duCaractère de son Génie & du Carac-tère de sa Pratique. La connoifiàncçdu Caractère du Génie demande une gran-de étendue,& une grande netteté d’Esprit

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