LE LAURENTíM. n 9ge des differentes parties qui composoient leLaurentin , que pour le nombre & les situa-tions de tant de lieux particuliers , fur tout deslogemens ; pour leurs expositions ; pour leurs
Í grandeurs ; & pour leurs figures telles qu’iles a designées: en quoi noas avons pris foinde ne rien diminuer ni augmenter : car c’est del'exactitude de toutes ces circonstances quel’on doit tirer une preuve & une démonstrationcertaine, s’il faut ainsi dire , de la vérité desplans, de l'intelligence de la Lettre, & de lafidélité de la traduction.
Entre les personnes lesplus fçavan tes & lesplus éclairées , il yen aura fans doute de très-intelligentes en Architecture qui examinerontcet Ouvrage par rapport aux réglés de l'art.
Bien que je me fois attaché avec toute fortede rigueur à suivre dans les plans ce que Plinea marqué dans fa description ; néanmoins onn'y trouvera rien de contraire à la maniéré dese loger, qui a été presque de tout tems enusage en Italie, & qui est fort differente decelle des autres païs, surtout de celle des païsseptentrionaux, & même de celle que nouspratiquons en France.
On v apprendra beaucoup de choses tou-chant la grandeur & la magnificence des édi-fices anciens, les commoditez, ou pour mieuxdire, les delices > s'il est permis de parler ainsi,que les Romains fçavoient se procurer dansleurs maisons de campagne par les avantagesqu’ils tiroient de la situation des lieux & desexpositions les plus favorables à la santé , 8eà une forte de volupté que les hommes sagestrouvent à jouir de l'air le plus tempéré & le