^ ductive ssa pas un mouvement continu. QuoiqiFon pistsseconsidérer le genre humain comme un individu toujourssubsistant, qui embrasse les siécles par la vie & Inintelligencede Fespece , cet individu a des moniens dsinertìe ou desommeil, I/esprit humain est la somme des pensées de tousles hommes instruits ; c'est le génie ajouté au génie depuis lecommencement des choses : mais il a ses repos & ses stations;& comme fa marche inégale est interrompue, ce font des■individus qui renouent le sil des travaux & des recherches ;ce font eux qui font renaître, ou précipitent le mouvement.Ces individus, à qui il est donné de conduire & d'éleverFeíprit humain, sont donc seuls les auteurs des progrès ;c'est en eux seuls que cette faculté réside. Un homme ainventé une science, jusques-là Fhistoire de cette scienceifest que la sistre de ses pensées ; un autre homme saisit sonidée, il Faggrandit par ses méditations ; des hommes séparéspar des siécles se transmettent la science , elle est mûrie,étendue , développée dans leurs têtes.
Hypparque paroît être le premier qui ait vu Fastronomiedans son entier, qui ait conçu Fidée d'en faire une sciencerégulière ; il montra ce qtfil falloir faire, il le commença.Ptolémée reprit son dessein, & Fexécuta dans toute son éten-due ; il construisit Fédisice, qui eut assez de solidité pourdurer quatorze siécles. Cet édifice fut admiré, reípedé, maison n'osa pas y toucher ; à peine le seul Albategnius y ajouta^t-il quelque chose. Copernic eut le courage de le détruire ;p sç montra en législateur des esprits, qui vient changep les