Band 
Tome premier.
Seite
XV
JPEG-Download
 

XV-

P R Ê L I M I N A I R E.

idées & diriger Fopinion. Tycho, plus astronome que phi-losophe , en amassant un trésor d’observations, s 5 éleva contrela vérité ; il en retarda les progrès : dans le moment oùla nature venoit d'être dévoilée, il osa produire un systèmeencore plus défectueux que celui de Ptolémée. Képler ,appuyé fur les observations de Tycho même , mais plusphilosophe que lui, rappela la vérité qtFon aìloit proscrire.Lsinstinct du génie le persuada de la simplicité des causes, illa chercha partout ; il ne laissa rien subsister de b édifice desanciens. Copernic avoit placé le soleil au centre du monde,Kepler plaça dans cet astre la force qui domine & gouvernetout ; il bannit les mouvemens circulaires jusqirà lui trop

respectés ; il montra la vraie forme des orbites, & depuislui, nous voyons les planètes marcher dans des ellipses dontle soleil est le foyer commun ; il força la nature de lui révélerles loix de ces grands mouvemens : en un mot, il changeatout. Lorsque Galilée , Huygens & Dominique Caííini ,revêtus d\m nouvel organe, eurent décrit les merveilles duciel, lorsque les Académies furent fondées , & que la nature

investie, assiégée de plus de regards, sembla s’abandonnerà la curiosité humaine, un plus grand nombre d’hommesdevinrent ses observateurs ; mais on compte encore le petitnombre de ceux qui furent ses vrais interprètes. La théoriedes causes commençoit à naître. Galilée montra la loi de lachûte des corps, Huygens celle de la force centrifuge ; ilappliqua le pendule aux horloges, & f astronomie reçut deies mams un instrument pour mesurer le tems & Feípace ;