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Tome premier.
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HISTOIRE

erreur, adoptée trop légèrement par son célébré prédécesseur.Aristarque étoit alors dans le cas d’un homme de génie quirenouveleroit aujourd’hui le système des tourbillons ; tous lesfaits seroient contre lui : aux yeux du fondateur de l’astronomiemoderne , tous les faits dépoíoient pour le mouvement dusoleil. On verra combien il a fallu de siécles pour détruire cesystème st naturel, st conforme au rapport des sens ; & parle tems &, les efforts nécessaires au retour de la vérité déjàconnue, mais bannie s on jugera combien de siécles, d’efforts& de connaissances ont dû précéder son établissement. C’estalors qu’on pourra prononcer si nous avons eu tort d’attribuercette découverte à une astronornie ancienne & primitive.

§. X X.

Une idée non moins singulière 8c non moins belle est cellequAristarque nous a laissée fur la fphere des étoiles. Il penfo.itque cette fphere est si étendue, la distance des étoiles si grande,que le cercle décrit par la terre dans son mouvement est àcette distance dans la même raison que le centre de la fphereà fa superficie. Archimede attaqua cette proposition d’Aristar-que (a). Le géomètre y chercha une exactitude d’expreffion quin’y est pas & il ne vit point le génie de l’astronome & l’idéede Pinfini qui y font renfermés. En effet le centre d’une fphereest un point indivisible qui n’a nulle étendue palpable ; lasurface est composée d’une infinité de ces points ; la raisondu centre d’une fphere à fa surface est donc celle de l’unité àPinfini. Aristarque vouloir donc dire que le cercle décrit par laterre autour du soleil n’est qu’un point insensible à l’égard dela distance énorme des étoiles. Cet astronome difoit alors ce

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{ a) Archimede , loco chats.

qu ;

Insra , Eclaire. Xiv. I, §. i j»